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Comment limiter sa consommation d’énergie ?

Par Ann-Charlotte Taudière

Les ménages consomment 47 % de l’énergie produite en France, pour leurs besoins domestiques. En modifiant son comportement ou ses choix d’investissements, chacun d’entre nous possède une vraie marge de manœuvre pour réduire sa consommation d’énergie : quelques habitudes qui évoluent et des dépenses judicieuses permettent, à confort égal, une efficacité énergétique bien meilleure à la maison et une facture allégée.

Consommation d’énergie dans les résidences principales
Source : CEREN, Les chiffres clés du bâtiment, Édition 2002, ADEME.

Consommer de l’énergie, une nécessité mais des conséquences

Consommer de l'énergie sans nuire à l'environnementNous avons besoin d’énergie dans nos logements pour nous chauffer, nous éclairer, cuisiner, nous laver, faire fonctionner les multiples appareils qui facilitent notre vie, améliorent notre bien-être ou occupent nos loisirs.
Ces consommations énergétiques ne sont pas sans effets sur notre environnement : nous participons ainsi à l’aggravation de l’effet de serre et aux conséquences climatiques qui en découlent, à l’épuisement des réserves non renouvelables, à l’accumulation de polluants et de déchets.
Ainsi notre vie quotidienne a-t-elle une incidence planétaire. En prendre conscience est important, agir pour en limiter les impacts est primordial.

L’énergie la moins chère, c’est celle qu’on ne dépense pas

Un poste gourmand : chauffage et eau chaude sanitaire
Qui ne rêve pas de voir fondre sa facture de chauffage et d’eau chaude ? Pour y parvenir, inutile de faire de sa maison une banquise, ni de se laver à l’eau froide.

Surveiller les radiateurs

19 °C dans les pièces à vivre, 16 °C dans les chambres, c’est bon pour la santé, le porte-monnaie et l’environnement. Un degré de moins, c’est peut-être un pull en plus, mais c’est surtout 7 % de consommation en moins.
Vos convecteurs électriques ne chaufferont pas plus vite si vous les poussez à fond. En revanche, ils ne s’arrêteront pas une fois la pièce à la bonne température et vous surchaufferez.

Régler la température de l’eau chaude

55 à 60 °C pour l’eau chaude sanitaire, c’est assez pour limiter le développement de bactéries pathogènes, mais pas trop, pour éviter l’entartrage du chauffe-eau.

Entretenir la chaudière

C’est nécessaire pour votre sécurité, pour la « santé » de votre chaudière (moins de risques de panne, longévité accrue du matériel) et celle de vos finances (une chaudière régulièrement entretenue : 8 à 12 % d’énergie consommée en moins). Et c’est obligatoire tous les ans…

Améliorer les radiateurs existants

Pour que vos radiateurs consomment moins d ’énergie sans les changer, équipez-les d’un robinet thermostatique qui va les maintenir à la température choisie, compte tenu du type d’occupation de la pièce (chambre ou séjour) et des apports gratuits de chaleur (exposition sud…).

Empêcher la chaleur de s’échapper…

… c’est une façon économique de se chauffer : en isolant le toit ou les murs de la maison (10 à 20 % d’énergie épargnée), les planchers bas (5 à 10 %), en optant pour des fenêtres à double vitrage (un double vitrage à isolation renforcée améliore votre confort et permet des économies de chauffage de l’ordre de 10 %) et en veillant à l’étanchéité de leur bâti. Attention ! Une maison bien isolée doit être bien ventilée pour éviter les problèmes d ’humidité.
Et l’eau chaude ? Ne la laissez pas refroidir dans les tuyaux, calorifugez-les.

Acheter une chaudière performante

Votre chaudière a 20 ans ? Changez-la ! Vous économiserez au moins 15 % de votre consommation, et jusqu’à 30 ou 40 % en optant pour un modèle « basse température » ou « à condensation ». En plus, votre installation polluera moins et produira moins de gaz à effet de serre : en France, le remplacement de toutes les chaudières qui ont plus de 20 ans économiserait le rejet de plus de 7 millions de tonnes de CO2.

Réguler et programmer le chauffage

Un chauffage intelligent qui vous fasse faire des économies ? C’est possible : vous consommerez jusqu’à 10 % de moins avec un système de régulation (qui commande le chauffage en fonction d’une température choisie) et moins encore avec une horloge de programmation (qui réduit automatiquement la température la nuit ou quand la maison est vide).

Du bon usage de l ’électricité

Il n ’y a pas d’autre moyen, pour faire marcher un réfrigérateur, une télévision, un ordinateur ou une machine à laver, que de les brancher à la prise de courant la plus proche : ce sont les usages spécifiques de l’électricité.
Dans ce domaine, le poste le plus gourmand est la production de froid (environ 1 000 kWh par an). Puis vient l’éclairage (environ 500 kWh par an), le sèche-linge, la ventilation (VMC, environ 300 kWh par an).
Lave-linge, lave-vaisselle, téléviseur, Hi-Fi et ordinateur sont moins gourmands. Il faut pourtant se garder de négliger les consommations sournoises que génèrent les veilles de certains appareils (audiovisuel, ordinateurs, appareils ménagers) pour rendre un service… souvent inexistant.

Faire sécher le linge à l’air libre

Avec une consommation d’environ 500 kWh par an, le sèche-linge grignote à lui seul 15 % de votre consommation annuelle d’électricité (hors chauffage). Profitez de l’air libre ou d’un local bien ventilé pour faire sécher votre linge : c’est très rentable…

Surveiller les veilles

Qu’est-ce qui consomme de 300 à 500 kWh par an (c’est-à-dire 10 fois plus que la consommation annuelle d’un fer à repasser) sans rien produire en échange ?
Réponse : les veilles des magnétoscopes, téléviseurs, chaînes Hi-Fi, décodeurs, ordinateurs, fours,… La plupart sont inutiles (un magnétoscope, par exemple, garde plus d’un mois en mémoire les chaînes programmées). Déconnectez donc ces appareils quand ils ne sont pas en service…

Acheter avec l’étiquette énergie

Divisez la consommation de votre réfrigérateur ou de votre congélateur par 3 ou plus en achetant un appareil performant, signalé par la lettre A sur l’étiquette énergie. Cette étiquette figure aussi sur les lave-linge, les lave-vaisselle, les sèche-linge et les ampoules électriques : vous savez ainsi qui est sobre… et qui l’est moins.

Éclairer efficacement

Les ampoules « basse consommation » consomment 5 fois moins (pour un confort d’éclairage identique) et durent 8 fois plus que les ampoules à incandescence. Elles vous permettent de diviser par 4 vos dépenses d’éclairage. Utilisez-les pour des éclairages de longue durée (lampe de chevet, plafonnier de salon ou de cuisine…).

Découvrez ces ampoules chez Bien et Bio :

Bien concevoir la cuisine

Vous faites refaire votre cuisine ? Pourquoi ne pas en profiter pour faciliter les économies d’électricité :

  • prévoyez une largeur suffisante pour le réfrigérateur. Les appareils performants sont souvent plus larges (66 cm au lieu de 60) car leur isolation est plus épaisse ;
  • réservez-lui un emplacement loin du four ou du radiateur, et le moins ensoleillé possible ;
  • placez le plan de travail de façon à profiter au maximum de la lumière du jour.

Énergies renouvelables et confort durable

Le bois : la combustion sans l’effet de serre

Le bois est une source d’énergie neutre par rapport à l’effet de serre, puisqu’en brûlant, il libère le gaz carbonique qu’il avait fixé lors de sa croissance. C’est aussi une source d’énergie renouvelable (à condition d’entretenir et de régénérer les forêts dont il provient).
Agrément d’un feu dans la cheminée ou efficacité d’une chaudière moderne, le bois vous offre de plus une vaste palette de moyens de chauffage.

Brûler le bon bois

Les bois humides ou de récupération polluent davantage en brûlant et encrassent plus le matériel que le bois de chauffage bien sec. La marque « NF Bois de chauffage » garantit un bon niveau de performance du combustible.

Utiliser la cheminée en demi-saison

Vous diversifiez les énergies utilisées. C’est aussi un appoint intéressant quand les besoins de chauffage sont moins importants et plus ponctuels.
Remplacer la cheminée par un insert, un foyer fermé ou un poêle.
Pour une même qualité de chauffage, ils consomment moins de bois. Le bois, brûlé plus complètement, dégage moins de polluants.

Le solaire thermique, pour le chauffage et l’eau chaude

Choisir l’énergie solaire pour participer au chauffage de l’eau et de la maison, c’est miser sur une énergie renouvelable, non polluante, gratuite, facilement disponible et aisément transformable.
Les chauffe-eau solaires ou CESI (pour chauffer l’eau) et les systèmes solaires combinés (pour chauffer l’eau et la maison) sont des systèmes robustes et fiables qui demandent peu d ’entretien.

Chauffer l’eau sanitaire

Un chauffe-eau solaire performant et bien installé peut couvrir 50 à 70 % des besoins de la maison, où que vous viviez en France. L’ADEME et certaines collectivités locales accordent des primes pour l’installation d’un CESI (si le modèle est agréé par l’ADEME et s ’il est posé par un installateur Qualisol).

Chauffer la maison

Un système solaire combiné couvre entre 25 et 60 % des besoins annuels d’eau chaude et de chauffage, selon la région et la taille de l’installation. Fonctionnant souvent avec un plancher chauffant basse température, il procure un excellent confort. Des aides financières spécifiques réduisent fortement son surcoût par rapport à un chauffage classique.

Un maison qui boit le soleil

Installer une serre ou une véranda au sud apporte de la chaleur en hiver (sans y installer un appareil de chauffage) et crée un espace tampon entre intérieur et extérieur. Bien conçue, elle peut diminuer les besoins de chauffage de 15 à 30 %. Mais pour éviter qu ’elle ne soit un vrai four en été, il faut prévoir une toiture opaque ou un volet protecteur et une ventilation efficace (ouvrants en partie haute et basse pour évacuer la chaleur).

La pompe à chaleur : quand la chaleur vient du jardin

Les pompes à chaleur géothermiques ou sur air utilisent les calories stockées dans le sol, l’eau des nappes phréatiques ou l’atmosphère. Elles fournissent ainsi une partie du chauffage grâce à une énergie gratuite, renouvelable et non polluante tout en réduisant notablement votre facture d’électricité.
Ainsi, une pompe à chaleur géothermique, quand elle consomme 1 kWh d’énergie électrique, restitue 3 à 4 kWh de chaleur pour la maison.

La production électrique à la maison

Maison équipée de modules photovoltaïques, dans le Doubs.
Si vous habitez un site isolé non desservi par le réseau de distribution électrique, des énergies renouvelables (solaire et éolienne surtout) sont disponibles.
Des techniques aujourd’hui simples et fiables permettent d’exploiter ces gisements : modules photovoltaïques et aérogénérateurs, et d’alimenter une ferme, un refuge en montagne… sans pollution et sans rejet de gaz à effet de serre.
Mais même si vous êtes raccordé au réseau, vous pouvez vous équiper de modules photovoltaïques et revendre votre production à la compagnie d’électricité.

Source : www.ademe.fr



2 commentaires

  1. flo77150 Le 17-02-2016

    Merci pour ces conseils ^^

  2. Valérie lemercier Le 19-05-2017

    Bonjour,
    L’article date un peu, mais ces conseils sont toujours d’actualité pour réduire sa consommation énergétique. Je m’aperçois également que la question du chauffage revient constamment au centre des problèmes. De mon avis, le plus serait de revoir l’ensemble de son système de chauffage et la maison pour être sûr que les changements et les investissements en valent réellement la peine. Dans le pire des cas, il vaudrait peut-être mieux rénover sa maison que d’acquérir un nouveau système qui ne sera pas adapté à la maison.

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