La science, du moins pour l'instant, répond par la négative. Bien que certaines études de petite envergure tendent à démontrer l'utilité de l'iridologie, dont l'une parue en 20022, la plupart des recherches publiées sur le sujet concluent à l'inefficacité de la technique en matière de diagnostic. La plus complète, une synthèse d'études signée Edzard Ernst, un scientifique reconnu pour son expertise en médecine alternative, concluait que les « patients et les thérapeutes devraient éviter d'utiliser cette méthode »3. Les recherches analysées dans le cadre de cette synthèse démontraient que, de façon générale, les iridologues se montraient incapables, à partir de la lecture d'agrandissements photographiques4,5, de révéler la présence de différentes pathologies chez des groupes de patients. Les iridologues ont rétorqué que leur rôle consiste à soulever des tendances et non à identifier des maladies de façon précise, déplorant du même coup la piètre qualité des photographies utilisées lors des expériences. Dans un article subséquent, Ernst renouvelait sa mise en garde avec encore plus de vigueur. Sous le titre « Iridologie : inutile et potentiellement dangereuse » (Iridology: not useful and potentially harmful6), il dénonçait le fait que l'iridologie soit encore considérée comme un outil valable par les naturopathes, et qu'elle soit enseignée dans de nombreuses institutions. Qui plus est, insistait-il, plusieurs praticiens se servent de l'iridologie surtout pour vendre des suppléments diététiques et autres produits phytothérapeutiques. En 2003, un nouvel article dévastateur est paru dans un journal scientifique danois7. On y décrit, entre autres, les sources des erreurs d'interprétation, dont certains effets trompeurs créés par les instruments d'observation eux-mêmes. L'article fait également état de l'absence de consensus au sein même de la communauté des iridologues : cartographies et interprétations des signes varient... Les études contrôlées, rappelle cet article, révèlent que l'iridologie est inefficace pour diagnostiquer le cancer et une panoplie de maladies de l'estomac, des intestins, des poumons, du coeur, etc. On signale aussi des dangers potentiels si la lecture de l'iris conduit à un bilan de santé inexact. En effet, un bilan négatif erroné pourrait laisser dans l'ombre une maladie qui aurait nécessité une intervention, tandis qu'un faux bilan positif pourrait entraîner des traitements inappropriés. | Pour naviguer entre les différentes rubriques de notre section iridologie utilisez le menu ci-dessous.  | La science, du moins pour l'instant, répond par la négative. Bien que certaines études de petite envergure tendent à démontrer... |  | L'iridologie ne soigne pas; elle étudie l'iris pour établir un bilan de santé et, selon ses adeptes, révéler les faiblesses organiques... |  | L'examen iridologique lui-même est simple et sans danger. L'iridologue scrute l'iris de chaque oeil à l'aide d'appareils spécialisés... |  | S'il est une profession où persiste un flou notoire, c'est bien celle de l'iridologie... | |