| L'approche de Frans Veldman se situe à mi-chemin entre « l'intuition » et la technique, comme entre le tutoiement et le vouvoiement. Une formation en haptonomie exige d'acquérir certaines connaissances théoriques et pratiques, mais met beaucoup l'accent sur le développement personnel, de façon à ce que le toucher affectif devienne une véritable seconde nature. Le collège scientifique que Veldman a réuni autour de lui comprend surtout des psychiatres, des gynéco-obstétriciens et des psychologues. Une des premières personnes à se joindre au CIRDH fut Catherine Dolto, médecin formée à la psychanalyse, fille de Françoise Dolto et auteure de plusieurs livres sur ou pour les enfants. Elle a depuis délaissé la pratique de la médecine pour se consacrer à la psychothérapie selon l'approche de l'haptonomie, et elle se présente maintenant avec le titre d'haptopsychothérapeute. Applications thérapeutiques Frans Veldman définit l'haptonomie comme faisant partie des sciences humaines. Quand elle est utilisée au moment de la grossesse, elle peut aider à améliorer le positionnement du bébé (ce qui peut soulager la mère et faciliter l'accouchement). Elle peut aussi aider la mère à réduire ses sensations de douleur. Mais elle n'a aucune visée thérapeutique spécifique. Nous n'avons connaissance d'aucune recherche portant sur l'haptonomie publiée dans les principaux magazines scientifiques. En pratique Il n'y a pas d'« haptonomes », mais divers professionnels de la santé qui ont ajouté cette formation à leurs compétences. La qualité d'un suivi en haptonomie ne se mesure qu'à partir de critères subjectifs. En effet, il est bien difficile de définir objectivement ce qu'est un toucher affectif de qualité. En haptonomie prénatale, les rencontres ont lieu environ aux trois ou quatre semaines, toujours en individuel plutôt qu'en groupe. On y expérimente diverses façons d'établir de riches contacts avec l'enfant à naître, on apprend à les poursuivre à la maison et on pourra les utiliser au moment de l'accouchement. Une des techniques de l'haptonomie a pour but de maîtriser la douleur durant l'accouchement. Pendant les rencontres prénatales, la femme s'habitue à ne pas fixer son attention sur une zone douloureuse (qui est provoquée délibérément pendant les « pratiques », en pinçant la cuisse, par exemple). Elle apprend plutôt à se « prolonger » dans les mains et le regard de son conjoint, par exemple. Ainsi, selon la théorie, la douleur cesse d'occuper tout l'espace, et la femme a l'impression de la laisser couler au lieu de lutter contre elle, ce qui peut être fort utile au moment de l'accouchement. On trouve des praticiens formés par Frans Veldman au Québec (une douzaine) et en Europe (surtout en France); ils sont sages-femmes, psychothérapeutes, infirmières, ostéopathes, etc. On obtient leurs coordonnées par les réseaux des sages-femmes ou en faisant la demande par courriel auprès du CIRDH. |  | La forme la plus connue d'haptonomie s'adresse à la triade composée d'un père, d'une mère et d'un enfant à naître. |  | L'haptonomie comprend d'autres champs d'intervention, dont l'accompagnement des malades et des mourants pour les aider, notamment, à retrouver un « sentiment de complétude ». |  | L'approche de Frans Veldman se situe à mi-chemin entre « l'intuition » et la technique, comme entre le tutoiement et le vouvoiement.. |  | La formation n'est ouverte qu'aux professionnels de la santé et de la psychothérapie, dont les sages-femmes et les kinésithérapeutes. | |