
Vous qui me lisez êtes peut être parents (internaute bio et parent n’est pas incompatible). Alors vous avez sans doutes entendu avec intérêt une mesure annoncée par le ministre de l’agriculture : introduire 20% de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective d’ici 2012. Zoom sur cette promesse.
Un objectif ambitieux, qui mérite d’être souligné. Parce qu’au delà des chiffres, c’est une action positive pour :
Pour toutes ces raisons, l’arrivée du bio est une excellente chose. “L’éducation nutritionnelle est un moyen de réduire les coûts des maladies liées à une mauvaise alimentation“, explique Ezzeddine Boutrif, directeur de la Division de la nutrition et de la protection du consommateur à la FAO. L’alimentation bio est une solution.
Un défi pour les sociétés modernes
Le frein principal ne réside pas dans les choix du consommateur, c’est bien une barrière financière qui se pose. Parce qu’un repas bio, ne nous voilons pas la face, est pour l’heure, facturé plus cher qu’un repas “traditionnel”. Pour faire changer la donne, l’état (en qualité d’investisseur moteur), doit investir à l’échelle Nationale.
Une prise de conscience à l’échelle Nationale
Si pour l’alimentation bio, il faut privilégier la filière locale (petits producteurs, exploitations voisines) pour limiter notamment les coûts de transport, le financement lui doit être généralisé. L’échelle locale, ou encore de communautés de communes, ne suffit pas à supporter le basculement vers le bio. L’intégration de produits de saison et de produits locaux est au programme, dans les mêmes proportions que le bio (20%). C’est donc une logique logistique et financière distincte qu’il va falloir adopter. Penser / financer globalement, agir localement.

Les communautés de communes, voire les municipalités qui ont décidé de faire le grand saut vers le bio l’ont, la plupart du temps, fait par engagement éthique. Car seul, ou regroupé très localement, c’est une “faillite” (pour reprendre les mots de François Fillon) assurée.
L’état doit donc jouer son rôle d’information (comme pour le Programme National Nutrition Santé) mais aussi son rôle financier.
Généralisation à toute la restauration collective ?
Cet objectif ne concerne pour le moment que la restauration collective publique ! Mais une évaluation (d’ici 2 à 3 ans) devrait permettre de fixer les conditions d’une généralisation. Une expérimentation, comme cela se fait en Rhone Alpes avec le bio.
Les sociétés qui proposent de la restauration seront obligées, elles aussi, de se mettre au bio (par contrainte réglementaire ou par lobbying de consommateur). Sodexho par exemple, mène déjà des actions, mais le mot bio n’est pas prononcé.
“Dans 55 villes, nous avons créé des clubs Fêtavi pour sensibiliser les enfants de 7 à 11 ans sur l’importance d’une alimentation équilibrée” peut on lire dans un communiqué du groupe (*.pdf). Des “leçons” sur l’alimentation. Mais c’est dans l’assiette que l’on veut voir les progrès !
A lire également :
L’Alimentation Biologique : Pourquoi ? Comment ?
Source : CapitalismeDurable, Sodexho
Crédit photo : iStockPhoto, Bio-centre
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4 réponses pour "Le bio dans la restauration collective d’ici 2012"
J’ai une copine qui est presidente dune creche… et pour elle cest très bien, mais quasi ingerable ds la realite:
les parents ne sont pas tous concernes par la question, loin de là ! et ensuite quid des fournisseurs!
alors comme je lui ai dit, attendons que le grenelle permette aux filieres de sorganiser… j’en parlerai prochainement sur mon blog de se sujet…
en attendant
… quand vous etiez petit, vous croyies quoi… question alimentaire?!
http://www.facebook.com/group.php?gid=8503785538&ref=mf
Bonsoir,
Personnellement, je suis de la Drôme, un département qui fait bcoup dans le domaine du bio… j’avais tenté de proposer à l’école de ma fille un repas durant la semaine du “printemps bio”… j’avais donné les infos pour contacter les structures qui permettrait les gestionnaires de la mairie de contacter les fournisseurs en produits bios… mais le sujet qui est revenu souvent sur le tapis durant la première réunion… c’est… les parents d’élèves accepteront-ils de payer un supplément pour que leurs enfants mangent du bio ?
Morale : quand on sait l’apport sur la santé que peut offrir l’alimentation bio… comment peut-on encore parler d’argent quand on parle de nourriture ??
http://coachingaunaturel.unblog.fr
[…] des cantines bio (15% trouvent cette idée assez mauvaise ou très […]
[…] Et puis il faut bien lancer la machine, si on veut tenir les objectifs du grenelle de l’environnement sur les cantines biologiques. […]
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