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Aromathérapie > Qu'est-ce qu'une huile essentielle ?

Qu'est-ce qu'une huile essentielle ?

C'est une substance odorante volatile produite par certaines plantes et pouvant être extraite sous forme de liquide. Bien qu'on les appelle huiles, ces substances ne contiennent aucun corps gras : une goutte déposée sur un papier s'évaporera sans laisser de trace contrairement à une huile végétale.

Le règne végétal compte plusieurs centaines de milliers d'espèces et 4 000 d'entre elles fabriquent des essences aromatiques; toutefois, seulement quelques centaines le font en quantité suffisante pour qu'on puisse les extraire. Aujourd'hui, l'extraction se fait surtout selon trois procédés :

  • pression à froid, pour certaines plantes, comme l'orange, dont l'écorce renferme de l'huile essentielle;
  • extraction par solvant, dont le dioxyde de carbone, surtout pour les fleurs fragiles;
  • distillation à la vapeur, un procédé inventé au XIe siècle et le plus utilisé aujourd'hui.

L'extraction des huiles essentielles est coûteuse, surtout à cause de la très grande quantité de matière première requise : il faut compter environ 35 kg de plantes, en moyenne, pour obtenir un litre d'huile essentielle; et c'est bien davantage dans le cas de certaines plantes comme la rose. D'où les prix élevés des « véritables » HE. Car il existe aussi des huiles synthétiques, qui conviennent à la parfumerie, mais pas à l'aromathérapie.

Depuis des milliers d'années, les huiles essentielles sont utilisées couramment en cuisine, en médecine, en parfumerie et dans l'industrie cosmétique. Mais c'est à la fin du XIXe siècle, en France, que commence l'histoire moderne de l'aromathérapie, alors qu'on prouvait scientifiquement la capacité des HE à neutraliser les bactéries (vers la même époque, on découvrait les antibiotiques, ce qui a eu pour effet d'écarter l'aromathérapie du champ de la médecine). On doit à René-Maurice Gattefossé, en 1928, la première utilisation du terme aromathérapie. On voit aussi, mais rarement, parfumothérapie.

Des composés chimiques complexes

Une huile essentielle peut renfermer jusqu'à des centaines de sortes de molécules, chacune ayant des propriétés particulières (antiseptique, bactéricide, immunostimulante, décongestionnante, etc.). Les scientifiques regroupent ces molécules en plusieurs chémotypes ou « familles biochimiques » - cétones, esters, coumarines, phénols, monoterpénols, etc. -, en fonction de la similarité de leurs propriétés.

De nombreuses huiles comprennent plus d'un chémotype. La sauge sclarée (Salvia sclarea), par exemple, contient 250 molécules différentes, dont 75 % issues de la famille des esters et 15 %, de celle des monoterpénols. Les molécules travaillent en synergie, ce qui explique la polyvalence des HE et la largeur de leur spectre d'action. Une fois que l'on connaît les propriétés des chémotypes ainsi que leur concentration dans une HE, on peut déterminer quels seront les effets de celle-ci, bienfaisants ou dangereux.


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Qu'est ce qu'une huile essentielle ?

C'est une substance odorante volatile produite par certaines plantes et pouvant être extraite sous forme de liquide.

Huile chémotypée ou artisanale ?

Les huiles essentielles, dites « chémotypées », proviennent de laboratoires qui sont en mesure de déterminer la structure biochimique exacte de leurs produits.

Les applications thérapeutiques ?

La majorité des articles sur les huiles essentielles publiés ces dernières années dans les revues médicales concernent...

En pratique...

Pour prévenir et soulager les malaises lombaires causés par l'augmentation du volume de l'utérus.

Car il ne faut pas mélanger, pour une même plante, les propriétés de son huile essentielle et celles des feuilles ou des fleurs prises en décoction, par exemple. Ni confondre huiles essentielles, essences culinaires et parfums. Les HE sont très concentrées en éléments chimiques actifs et peuvent présenter certains dangers. Plusieurs chémotypes sont agressifs ou allergènes pour la peau et les muqueuses, d'autres peuvent être toxiques à forte dose ou sur une longue période. En ce qui concerne l'usage interne, il faut savoir que certains chémotypes, comme les cétones, sont des poisons et ne doivent jamais être absorbés; par ailleurs, les HE ne doivent pas, en principe, être ingérées pures.

Il faut aussi être conscient qu'une même plante peut comprendre plusieurs espèces, dont chacune possédera des chémotypes différents. La lavande (Lavandula), par exemple, compte diverses espèces dont les officinalis, stoechas et latifolia; c'est donc le nom latin complet qui nous permet de savoir de quelle plante exacte il s'agit. Le lieu de culture (climat, altitude, composition du sol) peut aussi influencer la composition chimique d'une plante.

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